Aujourd’hui, l’utilisation du tapis est loin de son emploi originel plus proche du confort et de l’isolation. Les personnes nomades avaient un emploi pratique du tapis et celui-ci a évolué au rang d’art et en un objet de collection de grande valeur.
La longue et fascinante histoire du tapis a ses racines dans quatre pays, la Chine, l’Égypte, l’Inde et la Perse (maintenant l’Iran). Les tapis anciens faits dans ces pays sont d’un grand intérêt archéologique et beaucoup ont été collectés et préservés dans des musées mais aussi dans des collections privées. Plus connus en tant que tapis orientaux, leur intérêt et valeur ont mené à l'établissement de distributeurs spécialisés et des ventes importantes ont lieu dans les plus grandes maisons
Le tapis chinois a ses origines dans le nord-ouest de la Chine, dans la région de Xinjiang. Malheureusement, il n’existe pas de traces à partir desquelles nous pouvons déterminer avec exactitude quand et comment les tapis sont apparus. Cependant, en 1978, un archéologue travaillant à Xinjiang, a découvert un fragment de laine vieux de 3000 ans et qui serait l’ancêtre du tapis tufté. Les résultats de recherches ont montré que le tapis tufté avec des dessins colorés aurait été produit en Chine il y a 2500 ans. Ces découvertes indiquent que sous la dynastie Han, la technique du tapis s’étendait le long de la Route de la Soie, en passant par Qinghai, Gansu, Nigxia, Shenmu et de Yulin à Inner Mongolia et ShanxiQinghai. La technique du nouage s’est par la suite étendue à Beijing (Pékin), Tianjing, Hebei et Shandong, Henan où leurs propres styles ont évolué.
Le tapis traditionnel chinois était normalement fait avec de la laine, mais des nomades utilisaient aussi des poils de chèvres et de chameaux. Plus tard, les tisserands trouvèrent que la soie possédait d’autres qualités, elle donne de multiples nuances de couleur en fonction de la lumière. Une qualité qui a donné naissance à la légende du tapis magique ! La soie pure donne un velour soyeux et une qualité supérieure indéniable.
Les dessins sur les tapis chinois ont été conçus suivant des formes artistiques traditionnelles et nous retrouvons les symboles bouddhistes et taoïstes comme le swastika, le yin et le yang qui sont d’autres motifs à connotation religieuse. Les dessins populaires incluent la fleur de lotus, les nuages ainsi qu’une grande variété d’animal mythologique tel que le dragon, le phoenix, l’éléphant, le cheval et la chauve-souris. La chauve-souris (fu) est synonyme du mot chinois chance qui est un symbole particulier de bonheur.
Avant d’être décoratifs, ces dessins étaient symboliques et les couleurs choisies relevaient du bon goût et de l’élégance. Ils utilisaient le noir, le bleu, le blanc, le vert, le beige et le jaune
Du 16ème au 18ème siècle, l’art du tapis chinois était à son apogée. Les tisserands créaient des dessins avec une géométrie complexe et avec des caractéristiques locales fortes. Au fil du temps, les techniques des tisserands chinois se sont étendues à l'Asie occidentale et jusque dans de lointains pays comme la Perse.
Le rudimentaire canevas continue d’être utilisé jusqu’à la libération en 1949. Depuis, des machines ont remplacé le travail manuel mais malgré les contrôles qualité, les tapis produits ne peuvent pas rivaliser avec les tapis faits main en soie.
Une grande variété de dessins sont disponibles et pas seulement les dessins issus de la culture chinoise, les motifs perses sont aussi très présents. Cette grande tradition perdure en perpétuant une qualité élevée et un art à son sommet
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